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Questions Juridiques de février 2001 page 3/4
par Murielle-Isabelle CAHEN, Avocat � la Cour d'appel de Paris et auteur du site Web Avocat-Online

XTENSIONS DE NOM DE DOMAINE

QUESTION : L'extension (.com., .net, .eu, .+nom de pays,.org, .gouv, etc) définit-elle le droit de faire du commerce électronique ?
Autrement dit et surtout : peut-on faire du e-commerce sur un site relevant du service public (sites de gouvernements, universités) ?

Maître Murielle CAHEN : Il n´y a aucun lien entre l´extension de nom de domaine d´un site de commerce électronique et le droit applicable à la société commerciale qui l´exploite. C´est le pays dans lequel la société est physiquement établie (siège social) qui voit son droit appliqué, sous réserve de l´existence de filiales juridiquement autonomes. D´un point de vue fiscal, les transactions relèvent théoriquement du pays du siège. Reste à savoir ce que l´on entend par siège concernant des entreprises réellement virtuelles (les " Clic and mortar "). Ces règles ne sont pas définitivement fixées et les états continuent de réfléchir sur ces thèmes. Concernant enfin la possibilité de commercer sur un site de gouvernement ou d´établissement public, rien n´est moins sûr, mais le plus important est que la structure commerciale " back office " puisse faire du commerce.

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REATION DE SITE

QUESTION : Le site de la ville X a été créé par une société de Rennes. Un appel d'offres vient de nous en confier la maintenance, le développementet l'évolution. Cependant, comme pour tout développement informatique, je pensais qu'un dossier fonctionnel, propriété de la ville nous serait remis.
En fait, nous n'avons rien, ni le détail de la charte graphique, ni l'architecture, ni aucun dossier d'aucune sorte. Quelles sont les obligations dans ce cas-là,sachant que cela peut un jour s'appliquer à nous-mêmes ? Quelle est la propriété de la ville, en dehors des sources, que nous avons de toute façon récupérée chez l'hébergeur ?

Maître Murielle CAHEN : Il est ainsi difficile de " plomber " les relations commerciales avec un partenaire en utilisant des moyens coercitifs pour obtenir des documents annexes à un accord contractuel, même si ceux-ci sont nécessaires à la bonne exécution du contrat.
Cela étant, avec les sources, on peut au moins déterminer la charte graphique et l´architecture du site en question. A moins bien sûr que le but de l´appel d´offres soit d´opérer une refonte du site. L´idéal serait d´entrer en contact avec votre prédécesseur afin de récupérer certains documents, même si cela est peu évident. Pour le reste, il faut tâcher de remplir les obligations minimales du contrat avec " les moyens du bord " en attendant d´obtenir de plus amples informations sur votre mission, émanant du client.

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ABAC ET INTERNET

QUESTION : Je suis un futur créateur d'entreprise dans le domaine du multimédia, et je souhaite savoir s´il est possible de vendre ou de faire gagner du tabac sur un site Internet, je précise que le tabac serait acheté en France dans des débits de tabac classiques.

Maître Murielle CAHEN : Selon le dispositif législatif mis en place en France par des lois de 1976 et 1991, ainsi que divers textes communautaires, le commerce du tabac connaît un régime tout à fait particulier et dérogatoire du principe de libre circulation des marchandises. Il est ainsi rigoureusement interdit de vendre du tabac au détail, cette vente étant réservée à l´administration des impôts par le biais des débitants de tabac. La propagande, catégorie dans laquelle on retrouve la publicité mais aussi la distribution gratuite est également prohibée et sévèrement réprimée. Bref, il ne faut pas jouer avec le feu !

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