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rogressivement, mais sûrement les techniques d'identification
biométrique ont évolué pour faire place
désormais à des procédés de
plus en plus légers, en matériau, à
base de capteurs microélectroniques, mais aussi en
coût. C'est le cas de FingerChip, un capteur thermique
innovant d'empreintes digitales, développé
par la société Atmel. Un capteur tout aussi
performant par son coût et dont les applications rejoignent
également les activités de la société
Cezam Inc. Entretiens successifs avec Pierre Meunier, directeur
de la Business Unit Electronique de capteurs d'Atmel-Grenoble
et Richard Bault, vice-président de Cezam Inc. Limited.
Du
FingerChip à
Internet Quotidien : Pouvez-vous nous présenter
le capteur FingerChip et nous préciser ses particularités
qui en font un capteur pas comme les autres ?
Pierre Meunier -Atmel : "Projet initié
par la société Atmel,
ex Thomson-CSF, FingerChip,
est un capteur silicium breveté de la largeur d'un
doigt, avec une surface de silicium réduite donc,
- d'où son coût moins élevé !
Mais l'un de ses atouts, surtout, c'est d'être un
capteur d'empreinte digitale thermique ! Son procédé
est ainsi basé sur un matériau pyro-électrique,
lequel prend en compte les variations de température
sous forme de signal électrique. C'est pourquoi il
est plus fiable."
IQ : C'est à dire ?
P. M. -Atmel : " Le capteur FingerChip est ainsi
l'un des seuls dispositifs sur lequel on peut glisser son
doigt et dans lequel on ne laisse pas d'empreinte latente.
Il n'y a plus besoin de code PIN (Personal Identification
Number) ou autre password, pour contrôler et protéger
l'accès, que ce soit dans le cadre des applications
nomades, du type téléphones portables ou PDA
- Personnal Digital Assistant-, ou que ce soit dans celui
des installations fixes, à savoir : les ordinateurs
ou encore les terminaux de paiement. "
IQ : En évoquant les terminaux de paiement,
où en est-on des applications biométriques
dans ce domaine, notamment au niveau des établissements
bancaires ? Pourraient-ils adopter l'identification biométrique
?
P. M. -Atmel : " C'est un secteur sur lequel
nous travaillons aussi ; l'enjeu du système de la
sécurité y est, certes, majeur, puisqu'il
s'agit de protéger toutes les transmissions, toutes
les transactions. Certes, l'application biométrique
dans ce cadre nous semble le meilleur compromis comme technique,
avec un bon rapport qualité / prix, à terme,
pour tous les acteurs concernés. Tout en n'étant
qu'un maillon d'un système sécurisé
très complexe."
IQ : Quel regard portez-vous aujourd'hui sur le marché
biométrique ?
P. M. -Atmel : " Bien-sûr, à première
vue, le marché biométrique est en phase d'émergence.
Il est difficile aujourd'hui de dire où seront les
applications de fort volume. Certes, nous avons très
régulièrement des demandes, qu'il restera
à concrétiser. Tout en sachant qu'il faudra
toujours veiller aux notions de coût, de faisabilité
et d'avantages, pour que l'application biométrique
envisagée soit la plus appropriée possible."
la SOURIS CEZAM ACCESS !
Internet Quotidien : Quelles sont les activités
de la société Cezam Inc. Limited, dont vous
êtes le vice-président ?
Richard Bault- Cezam : Cezam Inc. est une société
de droit anglais, créée en 1998, bientôt
présente sur le Net, et dont les activités
reposent sur le développement d'applications biométriques.
Nos deux familles de produits sont orientées corporate
et e-commerce. La souris Cezam Access Mk-1b, associée
au logiciel BioSignature permet aux utilisateurs légitimes
d'accéder, à partir de leurs empreintes digitales
authentifiées, à leur PC, à leur station
de travail, ou encore aux réseaux Internet, Extranet,
entres autres. La souris Mk-1b est agréée
par le Ministère de l'Intérieur."
IQ : Et le second produit ?
R. B. - Cezam : " C'est la souris Cezam Access
Mk-2b qui combine carte à puce et empreinte digitale
pour une sécurité optimale. Elle concerne
les applications e-commerce. Ces deux souris ont intégré
le capteur FingerChip, sachant que la Mk-2b fournit un très
haut niveau de sécurité, par sa combinaison
carte et empreintes digitales. Il faut savoir que la biométrie
permet d'identifier la personne et non la procédure."
IQ : En permettant une identification légitime
et authentifiée de la personne, la technologie biométrique
peut donc apporter de véritables solutions en matière
de sécurité et de sécurité électronique.
R. B. - Cezam : Certes, l'identification biométrique
a de l'avenir, dans le cadre du commerce électronique
ou dans toute transaction à distance, surtout sur
le Net qui est un réseau complètement ouvert.
Mais pas seulement ! Ainsi, aux Etats-Unis, et au Texas,
certains supermarchés ont recours à ce procédé,
où les clients paient par lecteur d'empreintes. Et
ce même système est aussi présent dans
les cantines scolaires, mais là dans le cadre de
la gestion. Il est vrai que la technologie de l'identification
biométrique la plus utilisée est celle de
l'empreinte digitale. C'est le système actuellement
le moins cher, le plus fiable et le plus facilement accepté
par les utilisateurs."
IQ : Pensez-vous que les techniques de l'identification
biométrique vont se généraliser assez
rapidement ?
R. B. - Cezam : " La première des conditions
est qu'il y ait déjà une harmonisation de
standard au niveau des fabricants - chaque fournisseur a
le sien. Mais il faut savoir qu'une solution biométrique
ne peut pas être modifiée, ni copiée
ou contrefaite. "
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