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atalement, le sexe sur le Net n'est pas toujours irréprochable.
La limite n'est pas toujours évidente entre teen
pics et clichés pédophiles ! Depuis longtemps
déjà, certaines associations se battent pour
éradiquer, de la toile, ces sites obscurs où
se cachent les vices les plus répréhensibles
Mais la partie est loin d'être gagnée : tous
les pays n'ont pas encore conscience de la gravité
du phénomène et le net représente un
marché si important pour certains qu'ils préfèrent
fermer les yeux sur ces pratiques hors la loi et minimiser
la gravité de ces dérives pour ne pas effrayer
la clientèle.
Vide
juridique ?
On accuse souvent le net de souffrir d'un vide juridique
qui permet tous les débordements. Ce n'est pas vrai.
La loi condamne tous les acteurs de la production jusqu'à
la consommation d'images pornographiques mettant en scène
des enfants.
Tous les maillons de la chaîne incriminée sont
donc susceptibles de se retrouver sur le banc des accusés.
Sachez que si un fichier contenant des clichés compromettant
est retrouvé dans votre disque dur, vous êtes
coupable au même titre que le photographe qui a pris
ces clichés ! Et la mémoire "cache"
est souvent la preuve pour la justice d'un téléchargement
d'images pédophiles...même si les fichiers
ont été supprimés. C'est plutôt
au niveau du vocabulaire utilisé dans ce texte de
loi que le bât peut blesser.
En effet, si les autorités françaises par
exemple, découvraient un site pédophile hébergé
en Russie ou au Japon, il leur serait difficile d'en condamner
les créateurs. D'une part, la limite d'âge
à partir de laquelle on juge qu'un individu est encore
un "enfant" n'est pas la même dans ces pays
que chez nous. D'autre part, il est impossible d'arrêter
des webmasters étrangers si la loi de leurs pays
n'est pas identique à celle en vigueur dans le pays
qui les accuse de pédophilie.
On comprend mieux alors pourquoi la plupart des sites à
caractères pédophiles sont hébergés
chez les Russes ou les Japonais. Non plus des paradis fiscaux
mais des paradis légaux !
Traqueurs
traqués
Puisque l'Etat est une machine bien trop apathique pour
prendre des décisions rapides et efficaces, l'initiative
est prise par les associations. Le MAPI (Mouvement
Anti-Pédophilie sur Internet) a été
créé début septembre 1996, par des
universitaires belges suite à l'émotion suscitée
par l'affaire Dutroux. "Il fallait réagir au
plus vite car la menace d'une prolifération des sites
pédophiles était pour nous une évidence.
Les acteurs économiques du net ont tout intérêt
à le déclarer sûr. C'est encore la loi
du marché qui règne" analyse Béatrice
Van Bastelaer, co-responsable de l'association.
"Nous aurions souhaité traquer les pédophiles
nous-mêmes, poursuit-elle, mais la loi nous l'interdit
et ça, peu de gens le savent. Nous recevons toujours
plus de messages d'internautes qui cherchaient délibérément
du matériel pornographique mais qui sont tombés
sur des photos qui les ont dégoûtés.
Ils sentent alors qu'il faut dénoncer cette pratique
mais ne savent pas comment s'y prendre. Nous agissons donc
comme des intermédiaires : puisqu'en France il est
interdit de traquer les pédophiles et de jouer au
justicier - les fichiers d'ordinateurs n'étant pas
considérés comme des preuves tangibles - nous
renvoyons la plainte vers un commissariat qui blacklistera
aussitôt le site criminel et fera le nécessaire
pour confondre les coupables."
L'obstacle le plus important à l'heure actuelle reste
la non-coopération des hébergeurs : "en
Belgique, les FAI signent un contrat avec les autorités
dans lequel il est stipulé qu'un site contenant des
photos pédophiles dépisté par la police,
doit aussitôt être débouté par
son hébergeur. Dans d'autres pays ce n'est pas le
cas : " Mais ce n'est pas une raison pour baisser les
bras. Nous sommes de plus en plus présents sur la
toile dans l'ensemble, les internautes coopèrent".
Webreport.fr
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