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n a tendance à penser que le sexe sur Internet
est, la plupart du temps pornographique mais jamais artistique.
Et pourtant, parmi les 50 000 sites consacrés au
plaisir des adultes, une poignée d'irréductibles
webmasters tente de faire accepter sa conception du sex
art : mais comment imposer ce choix d'un érotisme
esthétique dans le flot des images qui "montrent
tout" ?
Attention,
dans cet article, certains liens renvoient sur des sites
pour adultes. Vous devez vous engager sur l'honneur : 1.
A ne pas faire connaître ces sites à des personnes
mineures. 2. A empêcher l'accès de ces sites
à toutes personnes mineurs.3. A décharger
le webmaster de toute responsabilité si un mineur
venait à entrer sur ces sites.
L'orient
possède une grande tradition artistique qui confine
bien souvent à la philosophie la plus subtile. La
culture manga nous livre des joyaux à travers certains
de ses dessins animés : Ghost in the shell (Masamune
Shirow) et Le tombeau des lucioles (Isao Takahata) ont été
unanimement reconnus par les critiques occidentaux. Ce qu'on
connaît moins de nos amis nippons, ce sont les Hentaï,
ces dessins (animés ou non) qui mettent en scène
de prudes collégiennes rapidement déflorées
par des professeurs hybrides et cruels. Ces mangas porno,
dans leurs versions les plus hard sont d'une redoutable
perversité et, même si les poils ne sont pas
représentés (question de culture), les secrétions
en tous genres ne nous sont pas épargnées
http://sexe.com.free.free.fr/anime_002.jpg
.
Pourtant, les spécialistes, loin d'y voir une représentation
éhontée de la sexualité féminine
développent un discours qui plonge ses racines dans
la culture orientale. On parle alors de l'effet Mizu, l'élément
liquide, cette vague érotique énorme (dans
sa version météorologique, le Tsunami) et
menaçante qui déferle sur les hommes sans
qu'il puisse se contrôler. Le sexe est un dépassement
de la limite, une démesure, il n'a aucune issue.
Sauf peut être la mort, c'est pourquoi les héros
de Hentai sont soumis aux tortures en tous genres. Derrière
la pornographie se cache donc une véritable théorie
esthétique. Le nombre de sites dédiés
à ces animations est impressionnant et, à
la différence des sites pornos traditionnels, quelques-uns
d'entre eux sont accompagnés d'un contenu textuel
élitiste http://www.multimania.com/mangazin/enfer_de_l.htm
.
Pas
de méprise
En France, trop souvent encore, les sites spécialisés
dans ce genre de productions sont directement assimilés
à des hot-spots adultes de mauvaise facture. Certains
webmasters sont même forcés de retirer leurs
galeries Hentaï pour ne pas attirer les internautes
seulement intéressés par des images excitantes.
Du coup, tout est fait pour cibler une population plus raffinée
: les chartes graphiques sont soigneusement travaillées
et on fait appel, pour remplir les galeries, à des
artistes internationalement reconnus. Photographes et artistes
graphistes côtoient peintres et dessinateurs http://legrand.baptiste.free.fr/pages/photographes.htm
.
La littérature érotique a aussi sa place :
les textes s'adressent forcément à une population
plus cultivée, dont le plaisir peut aussi être
assouvi par l'écrit qui n'est plus une barrière.
Souvent, les productions des artistes sont érotiques
et frisent la pornographie mais n'ont plus rien à
voir avec le mauvais goût des sex.com, gaypics ou
autres rubriques obscènes.
On tient à respecter l'internaute, donc, finis les
pop-up intempestifs ou les reroutages sauvages sur une boutique
hard-SM !
Le ton est convivial et réhumanisant. Par exemple,
sur le site (fameux et reconnu) Spiritworks-art.com,
on peut trouver un lien vers la Humane
Society ou vers l'Animal
Welfare Society !
Webreport.fr
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