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lus la société de l'information progresse,
plus l'exercice des métiers de loi sur Internet est
facilité. Demander conseil à un avocat est
aujourd'hui possible via le net. Un acte qui, d'un côté
comme de l'autre, ne doit pas être pris à la
légère.
Le
Conseil de l'Ordre des avocats de Paris a une idée
bien tranchée sur la question. En lisant le rapport
rédigé par Maître Le Foyer de Costil
sur les prestations juridiques en ligne, on se rend compte
que la déontologie est la première des préoccupations.
Mais avant tout, où en est cette prétendue
interdiction de faire de la publicité pour les professions
libérales ? L'Ordre des avocats de Paris a clarifié
la chose en considérant les sites Internet comme
de la publication et non de la publicité. D'ailleurs,
l'institution délivre à chaque avocat un numéro
de publication après vérification du site.
Des règles
La profession est donc prête à basculer une
partie de son activité sur le net, moyennant un minimum
- un maximum ! - de règles à respecter. Trois
grands principes sont d'ores et déjà posés
:
- L'avocat fournisseur de prestations par Internet doit
être identifiable : il doit donner son nom.
- La personne demandeuse de prestations doit l'être
également. Cette recommandation pour respecter le
secret professionnel et s'assurer que l'on donne une réponse
adaptée.
- Dernier point, l'avocat doit toujours avoir la possibilité
de contacter directement l'internaute pour pouvoir lui demander,
le cas échéant, de reformuler sa question
et lui rendre un service totalement adapté.
De son côté, l'internaute doit aussi se poser
des questions. Surtout lorsqu'on lui propose une réponse
juridique en moins de 48 heures. Dans son rapport, Maître
Le Foyer de Costil montre du doigt les sites qui en font
la promesse et met en garde les professionnels et les citoyens.
indiscutables
Première chose, " les avocats qui s'engagent
dans de tels sites (
) engagent-ils leur responsabilité
? De quelle façon ? Conservent-t-ils alors leur indépendance
? ". Deuxième question : si l'avocat tient cet
engagement, ne sera-t-il pas " tenté de mal
répondre pour répondre à l'heure ?
"
Dernier point sensible : le paiement. Le barreau des avocats
de Paris réfléchit à l'heure actuelle
à toutes ces questions. Celle-là ne devra
pas tarder à trouver sa réponse.
A savoir : pour protéger au mieux vos consultations
et en tous cas, toutes vos communications par voie électronique
avec un avocat, n'hésitez pas à faire appel
aux services de sécurisation ou de cryptage des e-mails.
Gratuitement téléchargeables, ils ne sont
pas encore présents sur tous les sites. Vous pourrez
trouver entre autres : Hoblink
security, Security
box .
Webreport.fr
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