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ier,
nous évoquions la prudence du secteur de la culture sur
Internet et son utilisation quasi systématique du click
and mortar. Directeur Général d'Infociné,
Valéry Guibal analyse cette tendance bien différemment
et y voit plutôt un prolongement naturel du business. Explications.
" Je ne vois rien de nouveau dans le click and mortar pour
les intervenants de la culture. Juste un prolongement naturel
de leur business. Sur le net ou dans la réalité,
ils offrent des contenus éditoriaux et ils vivent donc
de la publicité : les deux modèles économiques
sont très proches. "
Bref, plus on contrôle de supports, plus on offre d'espaces
publicitaires à vendre
Une analyse simple qu'a sûrement menée Valéry
Guibal pour monter le projet Cineinfo
en mai dernier. " Cineinfo, c'est un programme unique pour
différents supports : la télévision, Internet
et bientôt le téléphone mobile. Depuis le
début, nous voulions mettre sur pied un projet hybride
: nous avions détecté que le pur Internet ne marcherait
que difficilement : soit il fallait un nom de marque que nous
n'avions pas, soit il fallait, comme Amazon,
investir des sommes astronomiques pour se fabriquer ce nom, et
nous n'en avions pas non plus. "
Pourquoi pas un média mûr
Du coup, pourquoi ne pas se servir d'un média plus mûr
qu'Internet et se créer un " nom " grâce
à lui ? En juin 99, la convention avec le CSA
est signée et Cineinfo émet sur le câble parisien
et bien sûr, le site vit en parallèle. Quand l'un
offre une audience large et des recettes publicitaires substantielles,
l'autre permet un complément d'informations et une interactivité
nouvelle. Et bientôt, le WAP viendra s'ajouter. Une nature
profondément hybride donc, qui se gère tant bien
que mal : " Nous ne souffrons pas de schizophrénie,
toute l'équipe a des compétences transversales et
la régie publicitaire vend des espaces pour l'ensemble
des supports. "
Bien sûr, les deux supports ont leur spécificité
mais le concept est clair depuis le début : " un programme
pour plusieurs supports ". Là encore, l'entreprise
est trop jeune pour fournir des bilans, définir des tendances
et des profils de spectateurs.
Vue l'attraction qu'exerce le mortar dans le monde de la culture
et de l'édition, on se dit qu'il doit y avoir une raison
et que le succès sera au rendez-vous. Mais, nous ne sommes
pas devins.
Webreport.fr
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