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'exemple
est frappant et montre que les fantasmes futuristes liés
à l'an 2000 ne sont pas tout à fait tous évanouis.
Nous sommes en 1999 à la Martinique. Comme beaucoup d'autres,
Daniel Depaz, de la société Mail boxes etc, voit
d'un bon il l'arrivée de l'an 2000
surtout
pour le business. Amateur de risques, il achète plus de
300 noms de domaines dont une bonne partie sont estampillés
" 2000 " : rhum2000.com, assurance2000.com, emballage2000.com,
banane2000.com ou encore decideur2000.com.
Fièrement listés en page d'accueil du site www.domaines2000.com
, les noms de domaine couvre un nombre de secteurs impressionnant.
Cela ressemble à un gros coup de poker. Un kit ou double.
A la veille de l'année 2001, Daniel Depaz analyse sa stratégie
: " Nous ne sommes pas à peine au début de
la révolution Internet. La plupart des métiers qui
s'en serviront n'existent pas encore, ou du moins pas sous leur
forme actuelle. La majorité des sites qui existent actuellement
tels qu'ils existent disparaîtront, pour être remplacés
D'autres s'adapteront au marché et à la demande.
Mais les bon noms resteront
"
En
d'autres termes, un bon nom de domaine vaut de l'or. Mais, combien
d'or lui ont rapporté les centaines de noms de domaines
" 2000 " à ce jour ? Cet achat était-il
une bonne opération ?
"
Soyons clair, si l'on reprend la liste et qu'on fait un bilan,
beaucoup de 2000 n'ont pas été vendus à ce
jour, et pour certains nous nous sommes laissé griser.
" Aïe, le constat fait mal. " L'an 2000 aux ufs
d'or " n'existait donc pas, au contraire. Les noms plus génériques
se sont beaucoup mieux vendus.
Un tremplin incertain
Mais Daniel Depaz ne perd pas espoir. " Nous avions tout
de même de bonnes marges (entre 5000 et 10 000 francs le
nom de domaine, NDLR) et les ventes de noms nous ont permis de
suivre avec la création de sites web et de services annexes.
"
Et, qu'en sera-t-il des noms en 2000 après le 1er janvier
2001 ? Là aussi, Daniel est optimiste : " 2000.com
restera mieux que perso.wanadooo/societe/xxxx, ou autres du même
type et il seront utilisables jusqu'en 2999 ". Là
encore, le coup de poker est lancé. Mais la multiplication
des noms de domaine adoptés récemment par l'ICANN
(www.icann.com ) pourrait lui faire de l'ombre.
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