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e GTPNet est l'une des plus vastes places de marché internationales.
Ce réseau BtoB a été initié par un
organisme des Nations Unies pour donner leur chance aux pays en
voie de développement dans la course au commerce en ligne.
Précurseur dans le domaine de l'e-commerce, il ne
tient malheureusement pas toujours ses promesses. Mais, une récente
réunion en haut lieu va peut-être enfin lui permettre
d'exprimer tout son potentiel. Visite du réseau avec Albert,
chocolatier et grand acheteur de cacao.
Albert
est chocolatier. Depuis peu, il a découvert que, grâce
à Internet, il pouvait importer du cacao directement depuis
le Burkina Faso. Arrivé sur le site en question, Albert
est immédiatement refroidi : manque de clarté, de
simplicité et donc de crédibilité.
Pourtant, Albert est face à un outil formidable, un gigantesque
réseau de commerce électronique international :
173 pays concernés, des milliers de sociétés
et près de 3 millions d'e-mail échangés par
jour. Elaboré il y a une dizaine d'années par un
organisme rattaché aux Nations Unies, la CNUCED (Conférence
des Nations Unies sur le commerce et le développement),
www.gtpnet-e.com
est un réseau de trade points : il met en relation des
milliers de sociétés grâce à des relais
dans chaque pays membre.
Du cacao ou de la gomme arabique sur le trade point du Burkina
Faso, des cigares sur celui de la République de Saint Domingue
ou encore des tapis d'Egypte, ce site respire l'exotisme et le
mélange culturel. Normal, l'objectif du site est d'ouvrir
l'e-commerce aux pays en voie de développement . Procédures
administratives simplifiées, propositions directes d'achat
ou de vente (les ETO : electronic trade opportunities) : le réseau
donne au Sud une chance que le marché ne leur aurait jamais
offert.
Mais, tout n'est pas rose. Sans être une faiblesse, les
relais nationaux sont un paradoxe du réseau : ils sont
tous des organismes à but non lucratif (chambre de commerce,
office des douanes
). Garantie de confiance, ils donnent
au réseau une image trop institutionnelle et pas assez
" business ". Cette lacune ajoutée au manque
sinistre d'ergonomie du site, et on comprend les retenues de notre
chocolatier.
En France, l'affaire est encore plus délicate. Jugée
concurrente du système du World trade center, la stratégie
des trade points a longtemps été boudée.
Mais, Bordeaux est sur le point d'accueillir le premier relais
français, à travers l'association Aquitaine multimédia.
Il y a dix jours avait lieu à Genève la VIe réunion
mondiale des trade point. Signe que les créateurs du réseau
ont conscience de ces dysfonctionnements, décision y a
été prise de créer une fédération
indépendante de gestion des trade points. De quoi "
moderniser " l'image du GTPNet. Se sont également
exprimées les volontés d'ouverture vers le monde
du " business " et la refonte du site. Que de bonnes
nouvelles pour Albert qui réussira peut-être un jour
à prendre contact très simplement avec le Burkina
et acheter son cacao en direct
Webreport.fr
Enquête réalisée avec l'aide de Marc Sahraoui
(consultant en commerce électronique et conducteur du projet
de trade point en Aquitaine).
http://www.devise.org
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