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n fin de semaine dernière se tenait à Montréal le MIM 2000, marché international du Multimédia. Une manifestation de trois jours qui montre le dynamisme des Québecois sur l'Internet, notamment lorsque l'on consulte la liste des sites nominés aux Mim d'or.
Mais surtout, nos cousins d'outre-atlantique sont à l'origine du développement de l'internet Francophone et même plus...On peut affirmer que leur fermeté à éviter les anglicismes a sans
doute sauvé l'Internet d'une vampirisation par les américains et par la langue anglaise en général.
Aujourd'hui, l'internet Francophone a un poids, un vrai ! On le doit notamment à l'équipe de Francité qui est en passe de se retrouver à la tête de 20 millions de pages vues par mois...En français dans le texte.
C'est vrai, que vu de France, l'utilisation de "courriel" à la place de mail, de "babillard", ou de Webmestre fait toujours un peu sourire. Quand à l'abréviation "mél.", on ne la voit jamais, même sur les sites des administrations françaises.
Sur un site comme Francité ne vous amusez pas à ne pas utiliser un mot "francophone". "Dès que l'on utilise le mot mail, on reçoit une avalanche de courriels de plainte" précise Yannick Serstler, le directeur général de Francité pour la France. Une position qui peut sembler un peu "intégriste" mais qui a effectivement sauvé l'internet Francophone.
"En 96-97, nous étions inquiets, l'Internet anglophone s'étendait et nous n'étions pas certains que la francophonie conserve une place sur la toile" raconte Yannick.
Le service Francité est né en décembre 1995 à Saint Georges de Beauce, une petite province
du Québec. A l'origine, c'est un moteur de recherche des sites francophones. Ensuite, l'ère des annuaires puis des portails est arrivée et le site Francité s'est adapté.
Aujourd'hui, c'est le grand réseau de la Francophonie.
Et ce positionnement fonctionne puisque les dernières mesures de médiamétrie confirme une présence dans le Top 5 des sites avec pratiquement 11 millions de visites au mois de septembre 2000.
Et en terme de progression, on devrait rapidement avoir des suprises. L'arrivée d'infosources (infonie,etc.) dans le capital de l'entreprise ( 50%) va donner l'occasion aux Québecois de faire quelques acquisitions. "Cinq acquisitions en terme de contenu, mais on ne peut rien dire de plus pour l'instant", lâche Yannick, "simplement, on devrait automatiquement atteindre les 20 millions de visites par mois" précise le patron français.
Avec des contenus francophones évidemment.
Francité compte développer sa position dans le reste de la Francophonie, en Suisse, en Belgique, en Afrique et en Asie.
Au fait ! Un autre élément est sans doute à mettre à l'actif de la réussite de Francité, l'esprit de son équipe. Des Internautes de la première heure qui n'hésitent pas à laisser leur adresse de courrier électronique (bel effort sur le vocabulaire ;-) sur la page d'accueil (cela devient un habitude ;-)...même quand il s'agit de celle du Directeur Général de l'entreprise.
Webreport.fr
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