ui dit Start-up dit
levées de fonds. Avant, un leveur de fonds, c'était un spécialiste de la finance, avec un carnet d'adresse énorme où l'on trouvait tout les hommes d'affaire de la planète.
Avec la nouvelle économie, le leveur de fonds peut aussi être
une femme
avec beaucoup de bon sens
!
"Karine Guevel sait se faire respecter. Si vous avez le malheur (par mauvais réflexe " ancienne économie ") de demander à contacter son patron, histoire de parler sérieusement, vous avez droit à une petite mise au point calme mais ferme : " je m'occupe des relations avec les investisseurs chez up-e.com ".
Et c'est sans doute la vraie révolution culturelle de la nouvelle économie, même quand on parle gros sous, une femme peut être décisionnaire.
Karine a passé huit ans, BTS commercial en poche, dans un fonds d'investissement traditionnel dont l'activité était essentiellement basée sur la redynamisation de sociétés existantes.
Comment tu gagnes de l'argent ?
Aujourd'hui, elle travaille donc chez Up-e qui s'est spécialisée elle dans la mise en relation entre les start-up et les investisseursn, "la première bourse des start-up". Il faut donc sélectionner les projets et ensuite trouver les investisseurs. En cas de " signature ", Up-e prend entre 2 et 4% du capital, mais pas d'argent " nous préférons que l'argent reste dans l'entreprise " précise Karine.
Le site a deux accès :
L'un pour les porteurs de projets, ils peuvent déposer leur business plan en ligne, on trouve ensuite un résumé du dossier dans un annuaire.
L'autre pour les investisseurs, qui paient pour avoir accès aux dossiers complets.
Avant la mise en ligne, il y a une présélection opérée par l'équipe Up-e dont Karine. Elle apporte notamment un bon sens " terrain ", limite ancienne économie, et ce n'est pas péjoratif !"Pour moi, un projet ne peut pas être bon si je ne vois pas où l'on peut gagner de l'argent. Par exemple, mais je peux me tromper, je ne crois pas aux sites qui gagneraient de l'argent " au clic " comme les sites de loteries, à la mode en ce moment ".
Et petit plus supplémentaire, la formation de Karine, BTS commercial, lui permet de ne pas s'arrêter au cursus des créateurs (style X-Essec, HEC, MIT) comme on le voit souvent. " Nous voulons surtout des créateurs motivés, même si c'est vrai qu'une bonne formation, cela donne souvent de bonnes analyses ".
Aujourd'hui, Up-e vient d'ouvrir un département fusion-acquisition, " à l'ancienne " pourrait-on dire. " Vous savez, atteindre une taille critique, c'était bon dans l'ancienne économie, il n'y a pas de raison que cela ne soit pas pareil dans la nouvelle " précise Karine. Pas folle la guêpe !
Webreport.fr
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