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dur de " lever ", quand on fait du B to C.
Mais apparemment, ça se soigne. Abcool.com a retardé son deuxième
tour de table, et du même coup, ses projets, le temps de mettre au point
sa stratégie. Un "click and mortar", et ça repart ?
Abcool.com
, la boutique en ligne du ludique, a ouvert ses portes le 29 octobre dernier.
Mise de départ : 3 millions de francs. Ajoutez à cela 20 MF levés
en décembre dernier auprès de Galileo, Partech international et
Apollo invest. Cela nous donne un total 23 Millions de francs
qui ont servi
à quoi, on peut savoir ?
" Pas un salaire en dessus de 25 000 F si ce n'est le mien, qui est de 50 000
F. Pas de voyage de luxe, pas de super bagnole de fonction, des ordinateurs à
moins de 10 000 F
mais en revanche, des dépenses conséquentes
en matière de communication : 3,5 millions de francs à Noël,
5 millions de francs en mai-juin, et on s'apprête à y laisser encore
5 millions de francs " énumère le Président, François
Benveniste.
Retarder pour mieux lever
Mais même les fourmis peuvent crier famine. Abcool.com arrivera au bout
de ses provisions dans le courant du premier trimestre 2001, alors que les projets
eux, continuent d'aller bon train : ouverture d'ABCool Bénélux,
création d'une activité de vente orientée vers les collectionneurs
d'objets ludiques, extension des capacités de commande et de livraison
à l'Europe notamment. Le tout prévu d'ici fin 2000. A condition
de réunir 50 Millions de francs.
Seulement voilà, le B to C, en ce moment, on ne vous apprend rien, c'est
pas trop ça. Mieux valait reporter un peu. " On nous aurait ri au nez ",
reconnaît franchement François Benveniste. Mais aujourd'hui, plus
personne ne rit : il la tient, sa stratégie ! Un click and mortar, sinon
rien.
Vive les mariés !
Concrètement, Abar, la société éditrice d'Abcool.com
fusionne avec son principal partenaire commercial, Partner jouet, "LE" grossiste
français du marché. Naîtra très prochainement une nouvelle
entité qui pourrait bien être baptisée " Abcool partner jouet
", et sera donc à la fois présente on et off line. C'est ça
le principe du click and mortar.
Il paraît que pour créer de la valeur ajoutée, il n'y a que
ça de vrai ! C'est également la perspective de nouveaux marchés,
auxquels ils n'auraient pu accéder, l'un sans l'autre.
" Ce click and mortar, c'était essentiel ! Ca va rassurer l'investisseur
car ça limite l'ampleur du risque sans limiter le potentiel de gain. Sans
cette fusion, c'est vrai que nous aurions peut-être refusé le dossier
" explique Thibault de Monchin de Chausson
Finance, le cabinet chargé d'organiser le deuxième tour de table.
Une nouvelle levée qui s'annonce désormais sous les meilleurs auspices
: deux des trois investisseurs du premier tour, et les plus gros, sont de retour
!
Abcool va pouvoir aller jouer.
Webreport.fr
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