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l'origine de cet incubateur, deux amis d'enfance. Et ça tombe bien, leurs formations sont complémentaires : l'un est plutôt " commerce international ", l'autre est branché " finances ".
A l'arrivée : Start-up Avenue, un incubateur où le coaching est roi
Des réseaux de haut niveau et une présence " téléphonique " de Maurice Lévy, le patron de Publicis font de cette " Avenue ", une adresse très courue.
Daniel Sfez et Alain Lévy sont donc des potes d'enfance. Comme caractéristiques communes, on trouve chez eux un cursus universitaire plutôt brillant, un mélange d'HEC, de spécialisation aux Etats-Unis et de premières expériences professionnelles dans de grands groupes industriels ou dans la haute finance.
En décembre dernier, les deux amis décident de se lancer dans la Nouvelle Economie. Pour cela, ils optent pour la solution " incubateur ". De beaux locaux bien situés, des fonds et surtout de solides réseaux. Avec, la cerise sur le gâteau, Maurice Lévy, patron de Publicis et père d'un des deux créateurs de Start-up Avenue dans la besace...
" Nous factorisons " explique Daniel Sfez
traduisez, nous " industrialisons ". En fait, Start-up Avenue accueille uniquement des projets B to B et surtout s'ils sont " technologiques " déjà lancés. Le rôle de l'incubateur étant d'aider les porteurs de projet à développer leur business. Exemple avec Weborama, spécialiste de la mesure d'audience de sites Internet. Ce service était techniquement au point, on peut même dire qu'il a une certaine notoriété sur l'Internet Francophone.
Mais, à chacun son métier, les responsables de ce service sont des spécialistes de l'informatique, le management, le marketing ou la communication, ce n'est pas obligatoirement leur point fort. " C'est là que nous intervenons " précise Daniel Sfez, " nous avons un partenaire important, le cabinet PricewaterhouseCoopers, qui propose à nos start-up des études sur la concurrence, des conseils en management. Nous faisons appel à nos réseaux pour le marketing ou la pub (Publicis). " Toutes les facettes d'une entreprise de la Nouvelle Economie sont ainsi représentées.
Et donc en échange de 20 à 40% du capital, avec un apport en cash -de 2 à 4 millions de francs-, l'entreprise trouve des locaux bien placés à Paris et surtout une assistance importante. Formellement, " l'incubé " a un rendez-vous par semaine avec ses " protecteurs ". Trop lourd ? " Mais ce sont les chefs d'entreprise eux-mêmes qui nous demandent ce suivi " se défend Daniel Sfez. Et pour montrer que l'incubateur, ce n'est pas uniquement du financier, Start-up Avenue développe ce qu'elle appelle ses start-up internes, des projets qu'elle porte dès la création.
Les premiers " partenaires ", c'est comme cela qu'on les appelle à Start-up Avenue, sont arrivés en février. Normalement, il est prévu de ne les garder que 6 à 9 mois, ensuite, deuxième levée de fonds, et bon vent
C'est donc cet automne que les premiers départs sont programmés. En vitesse de croisière, Start-up Avenue doit accueillir une douzaine de projets en même temps.
Vous voulez les séduire, alors il n'y a pas 40 solutions. Il faut un business plan " formaté " start-up : présentation de l'équipe, le projet en quelques lignes, étude de la concurrence, modèle économique, etc. Et uniquement du B to B avec une spécificité technologique
sinon c'est le rejet immédiat.
Cet incubateur reçoit, selon ses animateurs, 50% des dossiers par son site Internet. Il répond à ses visiteurs (c'est relativement rare pour être noté ;-) et donne un verdict (favorable ou non) dans de très brefs délais.
Webreport.fr
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