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'un des sites web les plus connus sur la toile francophone
est aussi � l'origine de l'une des premi�res " marques blanches
" � s'�tre largement diffus�e sur le r�seau. Apr�s avoir
assis sa notori�t� sur une marque leader et g�n�r� une audience
consid�rable, Caramail, le service bien connu d'email gratuit,
a en effet d�s le premier trimestre 1999, diffus� son savoir-faire
sur Internet pour proposer � d'autres sites comme Boursorama,
MCM, SkyRock, Rh�ne-Poulenc ou encore LeParisien d'offrir
� leurs visiteurs un email gratuit � leurs couleurs.
Baptis�e
One-to-mail, la solution technologique cl� en main de Caramail
a imm�diatement connu un succ�s certain. Lorsqu'on se base
sur une solide connaissance d'un produit, une ma�trise parfaite
de ses applications en ligne et une vision �conomique claire
et �prouv�e de ses possibilit�s, on peut avec une certaine
l�gitimit� passer du r�le de concepteur � celui de prestataire.
C�t� back-office, on sait comment implanter la technologie
et surtout comment anticiper d'�ventuelles mont�es en charge.
Un service internet en marque blanche, c'est une prestation
technique compl�te que l'on met � la disposition d'un site
client contre r�mun�ration, en g�n�ral mensuelle mais parfois
index�e sur le volume de trafic ou pour parler web, au prorata
du nombre de pages servies. Cette relation entre professionnels
se distingue d'abord du partenariat par ses fondements �conomiques
: le site qui souhaite int�grer un service de base comme
les petites annonces ou les ench�res, s'engagent � payer
le prestataire pour couvrir les frais d'installation et
de fonctionnement, mais aussi ceux li�s � l'animation et
� la maintenance. Charge aux clients de rentabiliser l'investissement
par la vente d'espaces publicitaires, les commissions �ventuellement
per�ues sur les transactions de commerce �lectronique ou
tout autre moyen possible.
L�gislation sur les droits d'auteur oblige, il est difficile
d'imaginer que les sites � caract�re �ditoriaux puissent,
d'une mani�re similaire, prendre en charge l'animation r�dactionnelle
d'une rubrique sp�cialis�e d'un site client. L'auteur ou
au moins l'�diteur devant n�cessairement appara�tre en vertu
des droits de propri�t� intellectuelle, une soci�t� comme
l'AFP, d�j� fournisseur de fils d'information pour une quantit�
astronomique de sites internet, ne pourrait pas appara�tre
en marque blanche.
A ce jour, la plus belle r�ussite du mod�le demeure incontestablement
l'offre de la soci�t� Mixad, un service clef en main et
personnalis� de petites annonces en " marque blanche " qui
a re�u, lors de l'�dition 2000 de Capital IT, le troph�e
des troph�es de la start-up la plus performante. Le service
f�d�re en effet aujourd'hui une bonne trentaine de sites
dont certains comme les fournisseurs d'acc�s internet gratuit
Free.fr, Spray, M6.net et Worldonline pourraient passer,
avouez-le, pour des concurrents frontaux.
La " marque en blanche ", dans un mod�le exclusivement B2B
de partenariat commercial entre sites, � de quoi s�duire
le commun des webmestres pour deux raisons : ?
-
La rapidit� et la souplesse d'int�gration : c'est le prestataire
qui s'adapte � la charte graphique du client, qui personnalise
l'offre en fonction de la cible vis�e (un portail du logement
pourra n'afficher que les petites annonces dans le secteur
de l'immobilier), qui assure la maintenance technique
et l'h�bergement du service ; ?
-
L'effet r�seau est imm�diat : dans le cas de Mixad, le
nombre des petites annonces propos�es est extr�mement
�lev� d�s l'int�gration du service sur un nouveau site
client. Aliment� en nouvelles offres de particuliers par
tous les sites clients en m�me temps, la base de donn�es
centrale h�berg�e par Mixad grossit et profite � tous.
A l'oppos�, lorsqu'une prestation en " marque blanche "
ne prend pas, qu'il fonctionne mal ou pas du tout, comme
le service d'�changes d'objets instrument� par le prestataire
Evatek sur des sites connus comme Respublica et Diligo,
les animateurs de ces derniers n'ont que les yeux pour pleurer.
Ce type de contrat requiert en effet une dur�e minimale
avant laquelle il s'av�re impossible de sortir sans risquer
une rupture abusive d'engagement.
Pour s'offrir un service classique sous " marque blanche
", un site client doit s'attendre � d�bourser un minimum
garanti compris entre 5000 et 10000 francs auxquels il faut
ajouter un prix unitaire par utilisateur (les prestataires
d'email gratuit facturent chaque membre actif de 1 � 3 francs
par mois) ou par millier de pages servies (proche de 50
francs/CPM pour couvrir les frais de maintenance technique,
l'h�bergement et la bande passante). On comprend d�s lors
que la perspective de g�n�rer des revenus r�guliers puissent
s�duire certaines " jeunes pousses " qui peinent � convertir
leur trafic en ressources publicitaires ou en commissions.
Un peu noy�e dans la guerre francophone de l'achat group�
derri�re des marques comme Clust, Akabi ou LeSpot, la soci�t�
Dealpartners, �ditrice du site de " group buying " UnionDream
a ainsi fait �voluer son mod�le durant l'�t� 2000 pour proposer
sa solution technique en " marque blanche " � d'autres acteurs
du web parmi lesquels Freesurf, Noos, Bonjour.fr ou encore
Sam-Mag. Un revirement strat�gique probablement salutaire
qui se fonde sur deux arguments de poids : ?
- D'une
part, l'effet de masse est inh�rent au succ�s m�me du
principe de l'achat group� dont le cr�do est, rappelons-le
: " plus nombreux sont les acheteurs, moins cher est le
produit ! ". Ainsi plus le r�seau comptera de sites clients,
plus il g�n�rera de clients potentiels, c'est math�matique
; ?
- D'autre
part, pour tenir le coup sur un mod�le aussi incertain,
il faut savoir g�n�rer des revenus et, en ce sens, le
mod�le B2B qui constitue � doter des sites B2C � fort
trafic d'un service en vogue permettait � Arthur Lepage,
le PDG co-fondateur d'UnionDream d'affirmer que cette
nouvelle m�thode de diffusion du concept repr�senterait
90% de ses revenus d�s 2002.
Pour les jeunes soci�t�s, propri�taires d'une technologie
avanc�e, la question de la " marque blanche " se pose fatalement
t�t ou tard. Puisque dans la conception d'un business mod�le
p�renne, il faut diff�rencier les sources de revenus et,
en tous cas au d�part, privil�gier celles qui sont stables,
louer une solution technique � d'autres sites constitue
une hypoth�se int�ressante.
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La 1ère Partie
Philippe
Monteiro Da Rocha
Co-Auteur
du Best-Seller " Netentreprises : r�ussir online
", Ed Campus Press Co-�crit par Fabrice Boutain et pr�fac�
par Orianne Garcia .Ce livre Accompagne et conseille, point
par point, les entrepreneurs depuis la validation de leur
concept jusqu'� la formulation d'un business mod�le viable,
en passant par la mise en place des strat�gies "e-trafic".
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