La base en fichiers textes...
Nombre
d'entreprises ont d�velopp� en interne de petits syst�mes dynamiques
en C ou en PERL, g�n�ralement � base de fichiers textes. La
construction de ces bases �tait bien souvent directement influenc�e
par les requ�tes d�sir�es, dans un soucis d'optimisation des
temps de r�ponse. Des balises particuli�res �taient alors plac�es
dans le HTML aux endroits ou l'on d�sirait faire appara�tre
les donn�es dynamiques. Chaque fichier HTML �tait parcouru par
un programme qui rempla�ait les dites balises particuli�res
par le contenu des fichiers textes avant de l'envoyer au serveur.
Pour
�viter les manipulations des donn�es, les d�veloppeurs prenaient
en compte l'ordre d'insertion des enregistrements pour �viter
les tris, tr�s gourmands en m�moire et ressources car effectu�s
en scripts plus ou moins bien optimis�s. De m�me, un script
recevait les formulaires afin d'�crire leur contenu au bon endroit
dans des fichiers eux aussi au format texte.
Ces syst�mes ont rendus par le pass� de fiers services pour
de petits d�veloppements comprenants une ou deux tables. N�anmoins,
ils ont montr� leurs limites d�s qu'il y eu besoin d'afficher
des r�sultats de tris faisant intervenir plusieurs types d'informations.
Par exemple, supposons que l'on veuille afficher 'les titres
des Disques de Rocks vendu chez SAM'. Il faut prendre en compte
les Magasins, les Styles de musique et tout les Disques r�f�renc�.
Chaque requ�tes de ce type demandait un nouveau d�veloppement
sp�cifique. Et l�, �a devenait tr�s compliqu�.
La
g�n�ralisation du SQL
Le
SQL est un langage naturel proche du discours humain, signifiant
Structured Query Language (Langage d'Interrogation Structur�).
D�velopp� par le laboratoire de recherche d'IBM � San Jos� en
Californie � la fin des ann�es 70, il est reconnu en tant que
norme officielle de language de requ�te relationnelle par l'institut
ANSI et par l'organisme ISO. Il facilite grandement la mani�re
d'indiquer ce que l'on d�sire obtenir � la machine.
La commande principale est " SELECT ". Ainsi, " les titres des
Disques de Rocks vendu chez SAM " devient " SELECT Titres FROM
Disques WHERE Style='Rock' AND Magasin='SAM' ", ce qui est beaucoup
plus facile � programmer qu'un tri de tableaux ou de fichiers.
Les informaticiens du Web ont alors d�velopp� des interpr�teurs
SQL pour mieux g�rer leur d�veloppement. Comme tr�s souvent
dans l'Internet, il a surtout �t� question de faire vite, souple,
efficace, facile � utiliser et r�pondant tr�s vite.
Le meilleur exemple de cette �volution est MySql, une des bases
de donn�e les plus utilis�es dans le Web. Tr�s rapide, fiable,
efficace, elle est capable de supporter une tr�s grande quantit�
d'enregistrement. Elle n'est actuellement pas relationnelle
car cela ne correspondait pas aux besoins auquel elle �tait
charg�e de r�pondre.
Tr�s rapidement, les langages de programmation Internet ont
�t� munis des librairies n�cessaires (DBI) pour fonctionner
avec ces bases de donn�es. Devant la facilit� et les gains de
temps apport�s par ces technologies, les d�veloppeurs se sont
engouffr� dans l'utilisation du SQL qui s'est ainsi tr�s largement
g�n�ralis� .
L'influence
de la Bureautique
Un
grand nombre de personnes ont eu acc�s aux techniques informatiques
par le biais des outils Bureautique. Avec Access par exemple,
il est possible de stocker et de classer un grand nombre d'informations
que l'on pourra retrouver ensuite avec ou sans tris. Le nombre
d'ouvrages sur le sujet, les formations internes, la pratique
au quotidien et surtout l'accessibilit� de ces outils ont amen�s
beaucoup d'utilisateurs au d�veloppement et au Visual Basic.
Et c'est tout naturellement qu'ils ont utilis� ces technologies
quand ils ont eu � r�aliser des sites Web pour eux m�me ou pour
leurs entreprises. Bien que nombre de d�veloppeurs Access soient
autodidactes ou form�s uniquement � Access lui m�me, ces outils
ont n�anmoins permis la constructions d'un nombre important
de sites Internet, m�me si les informaticiens form�s aux bases
de donn�es Microsoft ont plut�t comme choix professionnel d'utiliser
SQL SERVEUR pour la conception Web (Cette solution est n�anmoins
plus on�reuse). Il est de plus reconnu que l'usage de ces outils
sp�cifiques est peu formateur aux standards existants en SGBDR.
Ces solutions sont surtout valables pour de petites bases comprenant
quelques tables et supportant une charge petite ou moyenne.
Et
� l'�cole ?
Mis
� part au sein des fili�res orient�es " Informatique de Gestion
" (Bac Pro, IUT, BTS), la base de donn�e est tr�s peu enseign�
dans les fili�res traditionnelles de l'Education Nationale.
En effet, dans certaines universit�s, il faut attendre le DESS
d'Informatique pour que cette mati�re soit expos�e aux �tudiants,
soit cinq ann�es apr�s le Bac. Ainsi, il n'est pas rare qu'un
informaticien ayant une Ma�trise d'informatique n'est jamais
abord� en cours l'�tude th�orique et pratique des m�thodes de
conception et d'utilisation d'un SGBDR.
De m�me, les �tudiants d'�coles d'ing�nieurs ont seulement 3
heures par semaines de cet enseignements en premi�re ann�e (Bac
+3), et l'on y constate un taux de participation variant entre
6% et 50% des inscrits par promotions suivant les instituts.
Il est donc possible d'affirmer que les informaticiens issues
de la formation scolaire traditionnelle sont insuffisamment
form�s aux base de donn�es. Ce constat est d'ailleurs g�n�ralement
le m�me pour tout ce qui touche aux technologie Web modernes
: il suffit de prendre un stagiaire ou un jeune dipl�m� pour
constater que s'il conna�t le PHP et le SQL (par exemple), c'est
g�n�ralement qu'il s'est form� tout seul sur ces technologies.
..
l'avenir est � la base
L'avenir
sur Internet est aux sites dynamiques g�rant un tr�s grand nombre
d'entr�e/sortie d'informations. Une boutique avec une gestion
des moyens de paiements, promotions, TVA, Cat�gories, produits,
caddy, etc... comporte au minimum une vingtaine de tables. Un
site g�rant des comp�titions sportives peux n�cessiter pr�s
d'une centaine de table selon ce que l'on veut g�rer.
Dor�navant plus que jamais, on ne peux se permettre de bâcler
un cahier des charges et de n�gliger la conception de sa base
de donn�es. Il n'est plus possible de se lancer � corps perdu
dans la conception en cr�ant ses tables au fur et � mesure,
au petit bonheur la chance, sous peine de gros soucis de d�veloppements.
Les sympt�mes sont classiques : �volution du cahier des charges
au fur et � mesure du d�veloppement, absence de cahier technique,
et donc : Non-respect des d�lais, projet se retrouvant rapidement
tr�s compliqu�, donn�es fausses ou incompr�hensibles � l'affichage.
Un des risque peut �tre aussi l'impossibilit� de reprendre ou
de modifier l'existant rapidement en l'absence du concepteur.
Les techniques pour construire celles-ci existent depuis maintenant
plusieurs ann�es, et ont fait leurs preuves dans des secteurs
n�cessitants la gestion de tr�s gros Syst�mes d'Informations.
La plus connue est MERISE, qui provient directement des travaux
des fran�ais MOULIN, TARDIEU et TEBOUL, vers le d�but des ann�es
70, et rendue c�l�bre par l'am�ricain Peter CHEN en 1976. A
ce jour, tous les sp�cialistes du domaine de l'analyse orient�e
base de donn�es se servent de ce mod�le comme outil d'analyse
et de conception avec la plupart des logiciels de construction
d'applications de bases de donn�es comme PARADOX, ORACLE, SQL
Server, Informix, Ingres, Sybase� Appliquer ces m�thodes est
un moyen efficace d'arriver � un d�veloppement fiable et �volutif,
et donc � une r�ussite technique et commerciale.
...à
suivre....