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ujourd'hui,
de nombreuses voix s'élèvent pour obtenir une amélioration
de notre cadre de vie, notamment en matière environnementale et sociale.
Ce désir de vivre mieux a inspiré les investisseurs. L'Investissement
Socialement Responsable (ISR) est né. L'ISR consiste à intégrer
des critères sociaux et/ou environnementaux dans toutes décisions
d'investissement, sans pour autant délaisser la recherche de rentabilité
financière.
L'ISR
débuta dans les années 1970, mais il ne prit réellement son
essor qu'à la fin des années 1980. Ils répondirent ainsi
à une forte demande d'un public plus large que celui investissant dans
les Fonds de Pension. Les gestionnaires américains créèrent
ainsi les premiers fonds " éthiques " ou socialement responsables.
La croissance des montants investis actifs dans ces fonds socialement responsables
dépasse, la plupart des années, celle des montants des autres Fonds
de Pension. Ces actifs des fonds éthiques représentent ainsi près
de 13 % des actifs sous gestion aux Etats-Unis, soit 2 160 milliards de US $ en
1999 (16 416 milliards de FF, 10 fois le budget de l'Etat français).
Aux Etats-Unis, la croissance de ces fonds éthiques doit être mis
en parallèle avec le poids des lobbies (religieux, anti tabac et de défense
de l'environnement notamment). Les lobbies américains n'hésitent
pas à exercer leurs droits d'actionnaires pour faire pression sur la direction
des entreprises ayant des projets ne correspondant pas au " Business Ethic
" (éthique du commerce). Par exemple, des entreprises supportant directement
ou indirectement l'industrie du tabac. Ces lobbies représentent donc une
grande partie des investisseurs dans ces fonds éthiques.
Au Canada, le premier fonds socialement responsable apparut en 1986. Depuis cette
année-là, les investissements dans ces fonds ne cessent d'augmenter,
comme aux Etats-Unis. A la différence de leurs homologues américains,
les fonds éthiques canadiens attachent plus d'importance aux critères
sociaux et environnementaux et n'excluent pas systématiquement certaines
entreprises.
En Suisse et en Grande-Bretagne, les fonds socialement responsables se développent
eux aussi accompagnant la croissance des fonds de retraite.
Comment reconnaître
une entreprise éligible à un fonds dit " éthique "
?
Investisseurs sur le Long Terme, certains gestionnaires institutionnels, recherchent
un complément d'information non financier pour pouvoir prendre une décision
sur une entreprise. Des organismes nationaux indépendants publient des
notations sur les entreprises côtées les plus importantes. Ils réalisent
des études macro et micro économiques sur ces entreprises et leur
attribuent une notation. Ils commencent, tout d'abord, par exclure les entreprises
liées à l'industrie du tabac, du nucléaire et de l'armement.
Puis ils effectuent une analyse macro économique portant sur l'impact du
développement économique durable de chaque zone géographique
et de chaque secteur d'activité. Cette analyse prend aussi en compte les
facteurs géopolitiques de chaque pays. Ainsi les entreprises, investissant
dans des pays ne respectant pas les droits de l'Homme et ceux de l'Enfant (comme,
par exemple, l'Afrique du Sud durant le régime de l'Apartheid), obtiennent
une mauvaise notation.
Après, une analyse micro économique dans les entreprises sélectionnées
est effectuée. Elle étudie le management de l'entreprise, c'est-à-dire
les relations sociales, les conditions de travail, la politique de l'emploi et
de rémunération, les modalités d'intéressement et
de participation
Pour compléter cette analyse, les organismes de notation
prennent aussi en considération les relations avec les clients, les fournisseurs
et sous-traitants, les actionnaires et la société civile.
En conclusion, l'entreprise doit s'engager dans un développement dynamique
durable du respect de l'environnement, d'une équité sociale
et d'une rentabilité économique. Les sélections d'entreprises,
éligibles à un fonds étique d'après ces organismes
de notation, progressent d'avantage que les indices boursiers dont ces entreprises
sont issues.
Et la France ?
Les fonds socialement responsables restent peu nombreux en France (moins de 10)
et ne représentent donc qu'une part infime des investissements. Le sérieux
retard de la France des fonds éthiques, comparé aux Etats-Unis,
s'explique d'une part par l'objectif de performance des gérants de fonds
et d'autre part par la quasi-inexistence de Fonds de Pensions de type américains.
Mais le facteur le plus important est sans aucun doute la différence culturelle
de la France avec ces pays majoritairement anglo-saxons où les fonds éthiques
sont plus développés.
Progressivement, des fonds socialement responsables apparaissent dans différents
organismes financiers français. Mais certains de ces fonds ne sont pas
éligibles au Plan d'Epargne en Actions.
Pour sa part, Richelieu Finance réagira en fonction de l'évolution
de la demande.
Roland
Fernet / Richelieu Finance
Directeur
Général
www.richelieufinance.fr
Tel : 01 42 89 00 00
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