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 uite de l'article paru la semaine pass�e. Des strat�gies
que l'on croyait r�serv�es � un secteur bien pr�cis du commerce en ligne,
s'av�rent d'une efficacit� redoutable pour qui sait les apprivoiser et les
adapter.
Les 7 p�ch�s capitaux au service de votre e-business
Quoi de plus efficace que d'aller chercher le visiteur et de le s�duire par
l� o� il est le plus sensible ? Les sex-sites ont exploit� deux p�ch�s
capitaux, � savoir l'envie ("Rejoignez Juliette et ses copines pour
seulement 9,95 $ par mois") et la luxure ("21 ans et d�j�
d�lur�es..."). Tr�s bien, mais... et les autres ?
D�j�, les deux pr�cit�s pourraient trouver leurs applications de fa�on
int�ressante dans bien des cas :
Piratez le site de l'Elys�e et gagnez 1.000.000 FF serait un
excellent slogan pour une soci�t� de s�curit� informatique (qui aurait bien
s�r l'Elys�e comme client),
ou bien Baladez-vous sur la plage de Malibu en compagnie de filles
superbes, peut-on r�ver mieux pour un organisateur de circuits
touristiques ?
Mais on peut aussi imaginer :
- Commandez votre voiture sans vous d�placer, on vous la livre chez vous
sous 48h (paresse),
- Vous �tes pour nous quelqu'un d'exceptionnel (orgueil),
- Recevez gratuitement votre kit de connexion, nous vous rembourserons
votre modem (avarice - p�ch� d�j� fortement exploit� sur le Web, il
faut bien l'admettre),
- Votre site est souvent en panne, mais votre h�bergeur ne va pas s'en
vanter (col�re - et qui serait certainement bien plus efficace que
"Comment savoir si votre site est accessible ?", d�j� vu sur
certaines banni�res),
- ou enfin Les saveurs exquises de l'Orient, sur votre table d�s demain
(gourmandise).
D'ailleurs, il suffit d'observer la tendance, encore bien r�cente, de
certaines publicit�s Internet pour se convaincre que l'avenir du Web passera,
au moins pour une bonne partie, par une exploitation quasi-caricaturale d'un ou
plusieurs p�ch�s capitaux : Vous avez le droit d'�tre une grosse feignasse
(BOL) en est un exemple frappant.
Un d�luge d'offres irr�sistibles
Regardons un peu le web professionnel "classique" et observons les
offres. Que trouve-t-on ? Des propositions commerciales, g�n�ralement
assorties d'une, voire deux garanties tout au plus. Exemple : essai 30 jours
satisfait ou rembours�, ou 50% de remise pour toute commande pass�e
avant le... Bref, rien de bien nouveau par rapport � ce qui existe d�j�
dans le marketing direct offline. C'est sans tenir compte du fait que les
internautes, s'ils sont majoritairement pr�ts � acheter en ligne, sont plus
exigeants que les autres.
En prenant pour exemple les arguments employ�s par le site de Wstore,
v�ritable Net-company de distribution informatique, l'on comprend vite comment,
en quelques mois seulement, cette soci�t� s'est impos�e comme un acteur
majeur sur son march� :
- 450 millions de francs de stock,
- 10.000 r�f�rences,
- Paiement 30 jours net,
- Entreprises : prix personnalis�s,
- Livraison gratuite 48h garantie,
- 150 abonnements Internet offerts sur LS 64Kbps,
- Gagnez vos vacances avec Wstore et D�griftour...
Il en faudrait moins pour s�duire et d�cider des centaines, des milliers de
visiteurs ! Mais ne trouvez-vous pas que, finalement, �a ressemble assez, dans
l'esprit, � :
- Plus de 10.000 c�l�brit�s nues,
- Des photos haute r�solution 1024x768,
- 3.500 s�quences vid�os "hot",
- Dialogue hard-core 24/24 7/7,
- Petites annonces femmes/hommes/couples REELLES avec photos et t�l�phone,
- 10 jours d'essai TOTALEMENT GRATUIT...
Que ce soit par pur bon sens des attentes des clients, ou �galement par une
analyse effective des m�thodes employ�es sur les sites adultes, il est clair
que les responsables marketing de Wstore ont parfaitement compris comment
g�n�rer des ventes. Des exemples comme celui-ci ne sont pas encore bien
nombreux, pourtant la timidit� ne rime pas bien avec la rentabilit�...
alors ?
Et enfin, les r�gles � ne PAS retenir !
Il y a aussi des m�thodes qui, si elles conviennent parfaitement aux sites
X, ne sont pas du tout adapt�es � d'autres formes d'e-business. Sans trop
entrer dans les d�tails, citons p�le-m�le :
- L'ouverture de fen�tres publicitaires multiples quand le visiteur ne
demande qu'� quitter le site,
- Des chartes graphiques sommaires, voire vulgaires,
- Des accroches publicitaires mensong�res,
- Des pages de 200, 300Ko voire plus (les internautes ne sont patients QUE
pour voir des filles d�shabill�es et/ou en pleine action :-))),
- Des p�ages obligatoires d�s la 2�me ou 3�me page consult�e...
En conclusion, les sites "X", si tout n'est pas bon � prendre chez
eux, nous d�montrent quand m�me qu'avec une strat�gie marketing en parfaite
harmonie avec les attentes des visiteurs, les r�sultats peuvent �tre plus que
satisfaisants. Et qu'on ne nous dise pas "c'est normal, le *cul* �a marche
toujours" (sic), car il ne serait plus possible alors d'expliquer la
(relative) d�ception que connaissent bon nombre de marchands de sp�cialit�s
gastronomiques, de voyages, de micro-informatique, etc., qui sont pourtant, eux
aussi, des march�s en forte expansion.
Jean Lan�on,
http://www.mjpresse.com
NDLR, pour
compléter cet article :
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